Le virus de la myxomatose chez le lièvre (variant ha-MYXV) poursuit sa progression en France. Après les premiers cas détectés dans le Loir-et-Cher, le Loiret et la Charente-Maritime, plusieurs suspicions ont récemment été signalées dans d’autres départements. A ce jour, aucun cas n’est confirmé dans le Finistère, mais une surveillance accrue est recommandée.

Les lièvres atteints peuvent présenter des signes de maladie et être sujets à des surinfections. Il est fortement conseillé d’éviter tout contact entre les chiens et les animaux suspects ou retrouvés morts.

Les chasseurs sont invités à :

  • renforcer leur vigilance sur le terrain ;
  • signaler rapidement toute mortalité anormale ou tout lièvre présentant des symptômes suspects ;
  • éviter toute manipulation inutile ; appliquer les mesures de biosécurité (double gantage et port d’un masque FFP2 si manipulation nécessaire) ;
  • ne pas déplacer les animaux suspects.

Toute suspicion doit être signalée sans délai à la FDC13 (contact@fdc-13.com ) afin de permettre les investigations sanitaires nécessaires avec le réseau SAGIR.

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Objet : [SAGIR] Flash info : circulation active de virus de la myxomatose du lièvre dans plusieurs départements.

L’année dernière, nous vous signalions l’émergence du virus ha-MYXV dans les populations de lièvres, dans trois départements (41,45,17). Il s’agit d’un virus myxomateux qui a recombiné avec un autre virus de la même famille (poxvirus) à ce jour inconnu. Il en résulte l’insertion de 4 gènes de ce virus inconnu dans la séquence génétique du virus de la myxomatose qui lui confèrent la capacité à infecter différentes espèces de lièvres tout en conservant la capacité à infecter le lapin.

Cet été, le département de la Charente-Maritime a connu un épisode particulièrement sévère, touchant plusieurs communes de la Baie de l’Aiguillon, y compris les communes limitrophes de la Vendée et amenant certaines d’entre elles à prendre des mesures conservatoires et notamment à cesser les prélèvements de chasse.

En octobre, plusieurs autres départements du sud de la France (69,38,66,11,83) nous ont relayé des suspicions de myxomatose chez le lièvre. Elles sont en cours d’investigations pour déterminer s’il s’agit bien du virus ha-MYXV. 

Comme chez le lapin, les lièvres atteints peuvent être victimes de surinfections et porter d’autres agents pathogènes opportunistes (teigne par exemple). Il est recommandé de ne pas laisser les chiens en contact avec des lièvres atteints et de les manipuler en respectant les consignes de biosécurité SAGIR de base (double paire de gants et masque FFP2).

Pour rappel, vous trouverez en PJ des exemples de lésions associées à ce virus.

En cas de découverte de lièvre mort avec des lésions compatibles avec la myxomatose, nous vous recommandons de tester les premiers individus vis-à-vis du virus ha-MYXV et de documenter ensuite son extension spatiale via une prise en charge SAGIR pour chaque nouvelle commune touchée. Il n’y a pas de financement spécifique pour cette maladie, le circuit de financement est donc le circuit classique de SAGIR.

Nous restons à votre disposition si vous avez des questions,

Bien à vous

L’équipe SAGIR