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Flash info FNC : la PPL VILLANI tourne court à l’Assemblée Nationale

Flash info FNC

La PPL VILLANI tourne court à l’Assemblée Nationale

 

Issy-les-Moulineaux le 9 octobre  2020

 

Cette nuit, les députés n’ont pas eu le temps d’examiner dans le temps imparti par la niche parlementaire, la totalité de la proposition de loi (PPL) de Cédric Villani sur la condition animale.

 

Cet excellent résultat est à mettre sur le compte du temps mis pour examiner le texte précédent (sur l’avortement), des multiples interventions et de l’exploitation judicieuse du règlement de l’Assemblée pour faire durer les débats qui n’ont duré que de 22h00 à minuit.

Il faut aussi saluer l’efficacité de la mobilisation du réseau des fédérations des chasseurs pour sensibiliser en amont les parlementaires qui n’ont pas oublié de venir à l’Assemblée ce 8 octobre pour contester une PPL sectaire, aussi bien sur le fond que sur la méthode qui a conduit à son élaboration.

Techniquement, elle n’est donc pas adoptée dans l’état, mais pourrait être récupérée par le Gouvernement ou la majorité pour être à nouveau inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale avant la prochaine niche du groupe Ecologie, Démocratie, Solidarité (qui n’est pas prévue avant fin 2021).

Le Groupe Ecologie-Démocratie-Solidarité paie cash l’absence totale de concertation préalable qui aurait dû conduire à la préparation de cette proposition de loi, et le fait que celle-ci n’a pas été du tout objectivée par des faits et des chiffres sur les différents sujets.

Les parlementaires d’opposition ont su porter le débat sur l’incohérence du texte, qui cible les visons ou les animaux des cirques mais se garde bien d’évoquer le broyage des poussins ou les abattages rituels d’animaux.

Seul a pu être voté le premier article de ce qui restait de la PPL après le lessivage de la commission du 1er octobre qui avait retiré les articles sur la chasse et l’élevage intensif.

Cet article 1 prévoit la création d’un comité chargé du suivi et du contrôle de l’application de la loi, dont la composition est laissée à la discrétion du Gouvernement.

En moins de deux heures, les débats ont donc été réduits à la question de savoir si le Gouvernement allait prendre la mesure du sujet et proposer une vraie réforme pour une meilleure prise en compte du bien-être animal redéfinissant la relation homme-animal.

La PPL a été abondamment critiquée pour être d’inspiration antispéciste, et plusieurs fois la question des méthodes et du financement de L 214 ont été évoqués.

Plusieurs interventions ont rappelé que les éleveurs, les chasseurs et les traditions devaient être respectés.

A noter également que lors de la discussion générale, Bérengère Abba, Secrétaire d’Etat à la biodiversité, a rappelé que le Gouvernement était mobilisé et à l’écoute de l’évolution de la conception de notre relation entre l’homme et l’animal.

Elle a également réitéré les annonces de Barbara POMPILI du 29 septembre, et la volonté du Gouvernement d’accompagner les changements des pratiques d’élevage de visons, des cirques, des delphinariums attendus par la société.

Pour la chasse, elle a su rappeler que des évolutions avaient déjà été accomplies dans le cadre de la loi et des décrets depuis un an, avec toutes les parties prenantes.

Il faut en conclusion retenir que le sujet du bien-être animal est installé durablement dans le débat public et que les questionnements autour de la chasse à courre, du déterrage et des chasses traditionnelles n’en sont qu’à leurs débuts.